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Comment mettre à profit la métrologie QSE dans vos démarches de prévention des risques ?


Avant tout, définissons la notion de métrologie :

La métrologie est la science de la mesure. Elle définit les principes et les méthodes permettant de garantir et maintenir la confiance envers les mesures résultantes des processus de mesure.

Il s'agit d'une science transversale qui s'applique dans tous les domaines où des mesures quantitatives sont effectuées.

Cette science permet d’exploiter des données qui peuvent être comparées avec des étalons (le plus souvent des valeurs réglementaires et normatives) pour créer un cadre de travail sécuritaire et ergonomique en vue de réduire les risques.

Dans cette dynamique, l’application de la métrologie dans le QSE accroit votre performance en la matière et s’inscrit dans une démarche de prévention des risques vertueuse. On ne rappelle plus l’obligation de moyens et de résultats qui incombe à l’employeur (article L 4121-1 du code du travail) et qui doit permettre de prendre en compte TOUTES les activités de l’entreprise.



Pour vous présenter la plus-value de ces mesures, nous aborderons divers points :

- La notion d’éclairage au poste de travail

- Les impacts du bruit

- Les positions de travail

- La répétitivité des tâches

- Les espaces de travail

Au travers de ces points, nous étudierons les conséquences ainsi que l’intérêt de les prendre en compte dans vos activités courantes.

Bonne lecture et à tout à l’heure au téléphone, pour nous demander conseils !





La métrologie et le QSE

C’est un fait : dans tous nos métiers, nous sommes exposés aux risques.

Ne pas vouloir être exposé à un risque revient à ne pas bouger de son lit, et encore là aussi des risques sont présents.

Aujourd’hui, le code du travail, les instances représentatives des conditions de travail, la CARSAT, la CPAM, l’INRS, la DREAL, les SSTI et beaucoup d’autres acteurs œuvrent pour la prévention des risques professionnels.

De nombreuses ressources sont disponibles pour guider les employeurs et les salariés dans leur quotidien en vue de mettre en place des actions correctives et préventives.

L’objectif est de pérenniser la prise en compte du risque et de favoriser les capacités physiques et psychiques des travailleurs sur le court, moyen et long terme.

Il est vrai que dans nos industries, dans nos ateliers de fabrication, nos centrales et autres activités à hauts risques, nous sommes arrivés à une réelle démarche de prévention des risques qui permet de garantir un environnement de travail sain. Même si on peut toujours s’améliorer, les situations de travail dangereuses sont intégrées, analysées et suivies.

Mais qu’en-est-il des situations de travail les plus courantes, celles qui représentent plus de 75% de notre temps de travail ?

Et bien malheureusement, c’est quelque peu sous-estimé …. La preuve en est :

- Pour les 50 392 maladies professionnelles reconnues sur l'année 2019, 88% sont issues de nos activités de bureau.

Répétitivité des tâches (souris, clavier, souris, …), positions physiques non adaptées et répétées, éclairage mal adapté, intensité sonore trop élevée sur une périodicité trop longue, etc…

Ce sont autant de facteurs qui conduisent à des pathologies chroniques qui représentent 88% des maladies professionnelles en 2019.

Le contexte étant fixé, étudions ces facteurs en détail pour vous apporter conseils :


Étude de l’éclairement du poste de travail

Qui n’a jamais été gêné par la lumière artificielle de notre bureau qui est trop puissante ou mal placée ? Finalité : nous ne voyons rien sur notre écran.

Cela peut sembler mineur, mais qui souhaite réellement après une belle carrière professionnelle, profiter de son temps libre avec des problèmes visuels irréversibles ?! Personnellement, je n’en connais pas.

Les conséquences sur le moyen et long terme sont la fatigue et dégradation de l’acuité visuelle.

Pour nous protéger, la solution réside dans une étude de poste. En effet, forcer de constater que bien souvent aucunes mesures ne sont prises pour réduire ces risques, nous nous sommes forgé une réelle expertise pour analyser, étudier et proposer des solutions pertinentes et efficaces.



Voici quelques recommandations visuelles et normatives :



Pour accompagner ces conseils , voici les prémices de la démarche de prévention :

- Donner la priorité à l’éclairage naturel - Assurer un niveau d’éclairement suffisant - Éviter l’éblouissement et les rayonnements gênants  - Assurer la bonne maintenance des installations 

En fait, il s’agit de combiner quantité et qualité de lumière !

Nous intervenons pour déterminer les conditions d’éclairement adéquates sur votre poste de travail et vous guider dans l’amélioration des ces dernières. Nos intervenants ont le statut d’IPRP, enregistrés et reconnus par la DIRECCTE. Nous travaillons en étroite collaboration avec les SSTI pour vous apporter les meilleures réponses.

N’oubliez pas, la sécurité n’est pas uniquement dédiée aux personnels sur chantier, vous êtes également concernés et vous devez vous protéger pour ne pas le payer cher plus tard.

Les normes à consulter :

La norme de base en matière d’éclairage et d’ergonomie visuelle est la norme NF X 35-103 « Ergonomie – Principes d’ergonomie visuelle applicables à l’éclairage des lieux de travail ».

Norme européenne : NF EN 12464 « Éclairagisme – Éclairage des lieux de travail. Partie 1 : Lieux de travail intérieur ».

En complément, vous pouvez consulter la norme NF EN 62471 « Sécurité photobiologique des lampes et des appareils utilisant des lampes » qui permet de classer les lampes suivant leurs dangerosités.

Par ailleurs, la norme NF EN 1837 : « Éclairage intégré aux machines » donne les caractéristiques des systèmes d’éclairage intégrés aux machines fixes ou mobiles.

Enfin, dans le cadre des normes sur les terminaux à écrans de visualisation, la partie 6 de la norme NF EN ISO 9241 : « Exigences relatives à l’environnement » comprend des principes sur l’éclairage.




Mesures acoustiques

Une équipe de réception, une équipe commerciale, un atelier au RDC, une magnifique vue sur la voie rapide et le compte est bon !

Vous êtes entourés en permanence de bruit. Cela peut être léger mais sur le long terme, c’est votre ouïe qui prend un coup.

Les mesures acoustiques sont intéressantes pour déterminer vos facteurs d’exposition. Exprimées en Décibel (Db), elles permettent d’établir une cartographie qui traduit le niveau d’intensité sur une journée de travail. Grâce à cette étude, il est possible de mettre en place des barrières acoustiques ou tout simplement de repenser votre espace de travail pour atténuer les impacts sur votre santé.

Voici les notions réglementaires concernant le bruit :

Protection des travailleurs :

- Décret 2006-892 du 19 juillet 2006 relatif aux prescriptions de sécurité et de santé applicables en cas d’exposition des travailleurs aux risques dus au bruit et modifiant le code du travail (deuxième partie : décrets en Conseil d’Etat). 

- Arrêté du 19 juillet 2006 pris pour l’application des articles R. 231-126, R. 231-128 et R. 231-129 du code du travail.


Environnement de travail :

- Décret 88-930 du 20 septembre 1988 relatif aux dispositions applicables aux opérations de construction dans l’intérêt de l’hygiène et de la sécurité. 

- Arrêté du 30 août 1990 pris pour l’application de l’article R. 235-2-11 du code du travail et relatif à la correction acoustique des locaux de travail

- Tableau n° 42 des maladies professionnelles du régime général.




La position de travail


8h sur une chaise devant un ordinateur.

8h à réaliser des gestes traumatisants pour vos articulations, et cela pendant presque 40 ans…. Imaginez-vous les dégâts.

Identifier et limiter les effets sur la santé liés aux positions sur votre poste de travail reposent sur plusieurs facteurs :

- L’assise

- Les écrans

- Le clavier

- La souris

- L’implantation du poste de travail

Pour rappel, un des 9 grands principes généraux de prévention est l’adaptation du travail à l’homme et non l’inverse. Il est donc indispensable de concevoir votre poste de travail au cas par cas.

Voici quelques notions pour vous aider à améliorer votre position de travail :








Voici quelques références bibliographique pour approfondir le sujet :

- ACNOR (ASSOCIATION CANADIENNE DE NORMALISATION). Guide sur l'ergonomie au bureau, Norme nationale du Canada, CSA-Z412, Toronto, 2001

- INRS - ND 1928-151-93




La répétitivité des tâches


Il n’est pas rare de répéter plusieurs fois dans la même journée le même mouvement.

On peut observer des mouvements répétitifs au niveau :

- Des poignets

- Des bras

- Du buste

En cas de séries de mouvements semblables sans pause entre chacun, cela est qualifié de mouvements répétitifs. On peut penser aux mouvements du poignet sur la souris d’ordinateur si vous l’utilisez beaucoup par exemple, la position suspendue des bras pour frapper les caractères sur un clavier mais encore la rotation répétée du buste pour lire, écrire ou consulter des documents posés sur le bureau


Les conséquences sont :

- Tensions musculaires (dos et cou)

- Tendinites au niveau des coudes, poignets et doigts

- Lombalgies et troubles musculaires

Toutes ces pathologies, non exhaustives, conduisent malheureusement à une augmentation, chaque année, de presque 2% des maladies professionnelles liées aux troubles musculo-squelettique (TMS).


Pour préserver votre santé, nous intervenons pour identifier les facteurs à risques, analyser les situations de travail et vous conseiller sur les mesures de réduction et de prévention associées.




Les espaces de travail


Votre bureau est votre espace de travail quotidien. Garder un bureau rangé c’est bien, mais avoir un bureau qui présente une organisation ergonomique pour limiter l’atteinte corporelle, c’est mieux.




Pour vous faciliter la tâche, voici quelques conseils pour vous éviter bien des lésions :

1 - Il est recommandé d’avoir plusieurs zones de travail sur un même espace

2- Ces diverses zones de travail doivent être accessibles par un mouvement complet de la personne en translation

3 - Votre matériel de bureautique (souris, clavier) doit être accessible sans effort corporel de votre part et dans le prolongement de votre assise.

En finalité nous avons pu constater, au travers de nos exemples non exhaustifs, que les tâches de travail quotidiennes nous exposent à des risques permanant qui sur le moyen et long terme sont lourds de conséquences.




Vous avez maintenant en main les principales composantes d’une démarche de prévention pertinente sur les postes de travail tertiaire. Pour aller plus loin, contactez-nous pour des études approfondies sur vos postes de travail.